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Fake News & vraies menaces – Facebook prend des mesures pour lutter contre les fausses informations.

Alors que Facebook vient d’annoncer les mesures prisent à l’encontre des diffuseurs de fake news et que la Commission Européenne cherche un angle d’attaque, où en est la guerre des médias contre ces actualités peu scrupuleuses ? Petit état des lieux…

Les Fake news

Typologie des Fake News par FirstDraft Typologie des fake news – FirstDraft

Au-delà des sites affichant clairement leur ligne éditoriale comme humoristique, détournée ou exempte de toutes sources réelles, à l’instar du Gorafi ou de Nordpresse, certains contenus présentent un objectif tout autre. En effet, de fausses actualités visant à piéger les internautes dans le but de nuire ou au contraire d’attirer l’attention ont récemment fait leur apparition.

De la propagande à la diffamation, les fausses informations ont toujours existées sous différentes formes. Elles connaissent aujourd’hui un réel essor avec le développement des réseaux sociaux et du partage instantané.

Les « fake news » appelées « contenu fabriqué » ont récemment fait leur apparition, et sont notamment accusées d’être à l’origine de manipulation lors des élections à la présidence des Etats Unis. En effet, à l’occasion des campagnes présidentielles de nombreux sites d’actualités et réseaux sociaux se sont fait le relais d’informations pour le moins douteuses, en témoigne un article affirmant que la candidate Hillary Clinton, avait vendu des armes à l’Etat Islamique.

Diffusées massivement sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux elles envahissent si rapidement la toile qu’il est extrêmement difficile de les contrer. Le problème est d’autant plus important que le net sert aujourd’hui, de principale source d’information à des millions de personnes.

En quoi est-ce une menace ?

La menace réside dans le sentiment d’être manipuler que génère la diffusion des news. Ces dernières deviennent un risque pour les médias traditionnels en provoquant la confusion dans l’esprit des lecteurs qui n’ont plus confiance. En obligeant le lectorat à rechercher une source sûre cela lui demande un effort et un laps de temps supplémentaires. En somme c’est une barrière à franchir pour « bien » s’informer. Cela touche également des lecteurs plus sensibles et influençables, tels que les enfants, qui deviennent sans le savoir des relais.

Véritables contre-informations, elles alimentent la défiance des populations envers les médias qu’ils jugent souvent « complices», par exemple, des politiciens. En 2016, Donald Trump se servait de ces arguments pour faire campagne contre les journalistes qu’il jugeait « malhonnêtes ».

 

Les médias traditionnels tentent de faire face.

Les médias traditionnels savent qu’il s’agit là d’un réel danger

Qu’apportent-elles à leur créateur ?

Devenues en peu de temps un enjeu crucial pour les médias qui voit là un réel danger pour leur crédibilité ; elles frappent aussi les démocraties, qui craignent la désinformation du grand public.

Les créateurs de fausses news peuvent avoir des motivations différentes. Quand certains publient dans le but de nuire, d’autres essayent quant à eux de gagner de l’argent.

Une partie des « fake news » cherchent à servir une idéologie, en déformant une réalité ou en la créant de toutes pièces. Cela génère une forte communication à destination d’une entité, d’une personne… que ce soit positivement ou négativement. A contrario, elle permet parfois de détourner l’attention d’un sujet en le reportant sur un autre.

Un second groupe de « créateurs » tentent lui, d’inventer l’information qui fera le buzz et engendrera du trafic sur son site. Le but du procédé est de générer des revenus liés aux publicités diffusées sur le site de l’article. En effet, plus le nombre de lecteurs et de partages est important plus le site est rentable.

Comment Facebook lutte-t-il contre 

Facebook au même titre que d’autres acteurs clé d’internet – Twitter ou Google – se sont vus pointer du doigt pour leur laxisme. La marque a donc décidé de prendre des mesures afin de sanctionner les pages diffusant ces actualités. Désormais, les pages relayant les « fake news » se verront interdites de publicité. Concrètement, toutes pages qui « partagent de façon répétée des articles considérés comme des fausses infos, […] ne seront plus autorisées à faire de la publicité sur Facebook » d’après l’annonce faite sur le blog de Facebook.

En outre, le réseau créé par Mark Zuckerberg a facilité depuis mars le signalement des fausses informations et leur vérification grâce à une collaboration avec le Fact-checking Poynter, le réseau international de vérification des faits. En France, les signataires de la Charte élaborée par Poynter comptent parmi eux l’AFP, Le monde ou encore 20 Minutes.

Et les autres ?

Alors que Mozilla est entré dans la bataille courant du mois d’août, Google avait quant à lui annoncé, dès le mois d’avril son engagement, en modifiant son moteur de recherche et en interdisant la publicité sur les contenus truqués afin qu’il ne puisse plus permettre de s’enrichir. Il n’a néanmoins pas précisé les changements dans son algorithme. Le résultat devrait avoir des conséquences sur l’ordre des résultats publiés lors d’une recherche.

Les médias traditionnels, conscients de l’impact que cela peut avoir sur leur crédibilité, tentent pour leur part, de rééquilibrer la balance. Nombre de journalistes et youtubeurs ont mis en garde les internautes en proposant des moyens de vérifications.

Comment se protéger ?

La protection passant notamment par la prévention c’est dans l’éducation-même des enfants que les experts du sujet suggèrent d’intervenir. D’une part grâce à leurs parents et d’autre part grâce à l’école. Enseigner aux plus jeunes à avoir un esprit critique et à adopter le réflexe de vérification des informations contenues dans un article avant de le partager représente une solution.

En outre, des projets voient le jour comme CrossCheck, site de journalisme collaboratif lancé en février 2017 qui vise à traiter et démontrer les fake news. Et des sites de vérification d’information existent à l’image de Hoaxbuster.comm, dont la mission est de traquer les canulars et autres informations malveillantes présentes sur le web.

Malgré toutes ces initiatives, la lutte contre les fausses informations, leur création et leur diffusion est loin d’être gagnée.

A propos Célia MISTRULLI

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